Klödy Tremblay

Né en 1950 dans la région du Saguenay, au Québec, l’artiste d’abord autodidacte et libre empruntera les sentiers de la contre-culture pour affirmer sa souveraineté d’esprit. Elle abandonne le fjord, les rivières et les Laurentiennes, corpus jusque lors d’un imaginaire en éclat, pour la belle Ville de Québec : terre d’accueil, renouveau et confirmation d’une carrière artistique en éveil.

Errance dans la Ville et quête esthétique, la fait fréquenter le monde des arts à Québec. Nous sommes dans les années 1970, l’artiste tend vers une expression plus abstraite et moderne des paradoxes de la quotidienneté. Études aux Beaux Arts, plusieurs voyagent à New York, voyage initiatique en Amérique Centrale et définition d’un style qui est en émergence.

Début des années 1980, l’artiste multiplie les performances, les expositions en solo et les collectifs au Québec. Elle raffine sa démarche artistique, renoue avec la figuration humaine, tout en envisageant le corps comme un matériau philosophique; un langage à pénétrer.

En 1990, Klödy Tremblay prend le large. À la conquête des Baigneuses de Gauguin, elle s’envole pour quelques semaines en Polynésie-Française. Au retour, une exposition intitulée «Tam-Tam», présentée à Québec, sera saluée par la critique. L’artiste, inspiré par l’arte povara italien, revisite le masque africain à l’aide de coquillages issus de l’océan polynésien. Au cours de ces mêmes années, l’artiste complètera un baccalauréat en art visuel à l’Université Laval.

Depuis, l’artiste a cumulé une impressionnante série d’expositions partout au Québec. On l’a également croisé du côté du jazz ou de la danse, l’artiste se réinvente constamment. Si on voulait à tout prix mettre en mots le parcours artistique de Klödy Tremblay, il faudrait choisir ceux qui symbolisent la vie, le langage poétique du corps, l'âme du jazz et les rythmes dansant de la nature.

Michaël Lachance