Klody Tremblay, nature métamorphosée



                                                           Je n'ai fait que pousser à l'extrême ce que vous n'osiez pousser vous-même

                                                           qu'à moitié. - Dostoievski





L’artiste, native de Chicoutimi, nourrit depuis son enfance une passion dévorante pour la nature. Une nature animée par le flot d’un torrent déchainé la métamorphose au gré des saisons. Amoureuses, libres, gipsys, bohèmes, fiévreuse ou radicale, des épithètes qui ne suffisent pas à la cerner. À la fois danseuse et musicienne, elle couche sur papier le vibrato d’un corps-sonore, ses œuvres jazz ou flamenco en témoignent. Fruit d’une tension créatrice folle, ce tonus exalté de l’artiste se manifeste dans ses gestes spontanés ; des lignes vivantes aux contours gras. Cette fureur ne trouve aucune barrière. Chaque pas est à contrepoint d’un désir annexe d’émancipation. Son métronome se rythme à la cadence intime d’une fréquence inconnue. Klody Tremblay est une artiste multidisciplinaire qui a horreur des refrains. Certes, pour surprendre son élan créateur, elle n’hésite pas à tout laisser derrière pour déjouer sa propre palette. Elle est comme cette forêt renouvelée après l’incendie. Son point d’orgue a de cesse que le battement effréné d’un cœur de sprinter.






Michaël Lachance

Critique et essayiste d’art